L’art de prendre des vacances chez soi

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Vous êtes amies depuis une éternité et cette âme sœur quasi-cosmique réussit encore à te surprendre. Ce n’est pas clair si c’est la faute de la pleine lune ou si c’est l’état dans lequel elle s’est levée ce matin-là, mais elle vient de te compter la blague la plus drôle au monde. Règle générale, tu peux prédire toutes ses paroles, mais cette fois-ci, tu ne l’as pas vue venir. C’est la beauté d’une relation de longue date – des étincelles de folie impromptue.

L’idée de prendre des vacances chez soi – ou staycation – est similaire. C’est repartir à la découverte d’une ville qu’on connaît comme le fond de sa poche. Les noms de rue sont imprégnés dans notre mémoire comme le nom du barista qui nous coule avec soin notre Americano chaque matin. Et si je vous disais qu’il était possible de (presque) voir sa ville avec des yeux de touriste ébloui?

Il y a un peu plus d’une semaine, quand l’hôtel Loews Vogue m’a invitée pour un séjour d’une nuit dans le cadre du Festival Mode & Design (FMD), l’opportunité de voir ma ville sous un autre angle m’a interpellée. L’établissement luxueux est situé en plein centre-ville, voisin avec Ogilvy et à quelques minutes de marche du Musée des beaux-arts. Depuis que je travaille de la maison, je mets rarement les pieds dans ce quartier, mon appartement étant à l’autre bout de la ville. J’ai encore moins souvent la chance de rester dans un hôtel 4 étoiles à 20 minutes de chez moi en taxi.

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Je l’admets, je suis arrivée au Loews Vogue un peu essoufflée, tout droit revenue d’une escapade à Burlington – Beach House donnait un concert, inutile d’en dire plus. Aussitôt que j’ai glissé ma clé dans la porte de ma chambre, chaque once de tension s’est aussitôt dissipée.

Pause. Je ne sais pas pour vous, mais quand je vais à l’hôtel – que ce soit un motel au bord de la route ou le Loews Vogue, ce moment est un de mes préférés. Je n’ai aucune idée de ce qui m’attend de l’autre côté de la porte et c’est assez pour que je devienne surexcitée comme une enfant. Allez, je sais que je ne suis pas la seule!

Le décor était incroyablement apaisant et la lumière de 17h illuminait doucement ma chambre alors qu’un ensemble Aritzia et des lunettes Doyle m’attendaient patiemment sur le duvet. Un look que j’avais choisi une semaine avant mon séjour. Avec le motif paisley, le corduroy bourgogne et le jean pattes larges, je voulais plonger tête première dans les années 70, une tendance que je n’avais pas encore apprivoisée. L’idée d’une staycation est de déroger de sa routine, alors voilà!

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Naomie, photographe aux multiples talents, dont celui de prendre des photos pour Very Joëlle, est arrivée quelques minutes plus tard. Nous sommes alors parties explorer les lieux en documentant nos trouvailles. Errer dans ces couloirs inconnus, sans trop se soucier de la destination, marquait une autre tentative de se perdre chez soi.

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Ensuite, direction FMD! Je dois avouer que la portion défilés à ciel ouvert n’est pas trop ma tasse de thé. Je préfère de loin visiter les camions-boutiques (aux filles qui ont lancé ces projets… Bravo. C’est très très cool!) et profiter des happenings complémentaires, comme les documentaires mode présentés au Cinéma du Parc.

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En retournant vers ma maison d’un soir, je me suis arrêtée au Balsam Inn, le restaurant de mon copain, pour un repas gourmet aux notes italiennes. Même si nous n’étions pas un couple, je vous conseillerais d’y aller ASAP. Le service est à point, la bouffe est absolument délicieuse et le décor donne l’impression d’être loin de la maison (+1 pour la staycation).

Plus tard, bouteille de vin blanc à la main, il est venu me rejoindre avec un esprit festif, comme si nous avions quelque chose à célébrer. En réalité, c’était le simple énervement de rester à l’hôtel qui rendait l’expérience magique – le plaisir de rendre son quotidien extraordinaire. Au petit matin, c’est un petit déjeuner à l’américaine à La Société, le bistro français de l’établissement, qui nous a tirés du lit.

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Au moment de quitter l’hôtel, je me suis sentie légère et reconnaissante. La sensation de se sentir loin et proche de la maison est unique ET j’étais de retour chez moi en moins de 24 heures. En d’autres mots, c’est l’art de prendre des vacances chez soi.

Photos par Naomie Tremblay, exceptée la dernière, prise par Benoit Essiambre.

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